xxAvouez que vous aimez tout ce qui est Trash.
Tu n'as pas idée mon amour... Cette intensité n'est pas commune, elle est unique. C'est si fort que j'en ai mal au c½ur. Envi de vomir les sentiments débordants qui s'étranglent dans ma gorge et m'étouffent, je suffoque. C'est horrible, ma tête tourne, je délire. Mon coeur trop gorgé de sang et de ton souvenir est prêt à exploser, cognant plus fort que jamais dans ma poitrine. Mes jambes tremblent puis se dérobent. Je tombe sur le parquet ridiculement propre. Mes mains agrippent mes côtes, mes ongles s'enfoncent dans ma chaire jusqu'au sang. Cette douleur est superficielle. Je veux que ma douleur physique égale celle qui émane de mes entrailles, mais je crois que c'est impossible. Mon avant bras gauche est maintenant recouvert de ces lettres qui composent ton prénom, ensanglantées, à cause surement du nombre de fois où je repassé la lame sur les plaies déjà ouvertes. Le parquet n'est plus aussi propre qu'il était il y a quelques heures car le sang coule en abondance. Je sens le peu d'énergie, que tu ne me bouffes pas, sortir avec mon sang. Ma cage thoracique se soulève en mouvement saccadés.
Tu ne peux pas me voir, tu ne peux pas me savoir dans cet état parce que je te choquerais, je te dégoûterais. Et ma plus grande peur au monde, c'est toi, que tu ne sois plus là pour me serrer contre toi, que tu ne me regardes plus, que tu ne me connaisses plus, que tu m'oublies. Que tu en aimes une autre, qu'une autre puisse être aussi heureuse que moi lorsque je suis dans tes bras. Je ne suis qu'une égoïste, mais regarde moi, regarde moi souffrir. Tu es le malheur de mon bonheur. Tu es celui qui panse mes plaies que tu as toi-même ouvertes sans t'en rendre compte. Tu es celui qui me fais vivre. Tu es ma destruction.
Je regarde le cutter poser dans la flaque de sang, le reprend d'une main faible , et dans un effort surhumain pour moi à cet instant, je me hisses sur mes jambes tremblantes. Je marche lentement jusqu'à la cuisine, mes pieds laissent des empruntes rouges et floues, les gouttes qui tombent de mon bras font un bruit presque agaçant en s'écrasant sur le sol. Je m'arrête devant la poubelle, et lentement, très lentement, je lâche le cutter qui tombe avec les déchets. Je prends le plus de serviettes possibles et les appliquent en masse en sur mes entailles. Le papier blanc devient vite rouge. Je m'assois sur le carrelage froid contre le mur et attends. Attends le lendemain lorsque je me retrouverais de nouveau près de toi, et lorsqu'alors plus rien n'aura d'importance.
Tu n'as pas idée mon ange que l'amour que je te porte m'est destructeur.
C'est ce qu'on appelle crever d'amour. Au sens propre du terme.
Jade